Mangerons-nous tous pareil demain ? La Food Fusion

« Dans le futur, Nous mangerons tous la même merde ! Je te le dis ! Un morceau de plastique globalisé sauce barbecue avec du jus de sucre au caramel. C’est la faute de la foutue mondialisation. Il ne reste plus qu’à nous pendre. »

banksy-mcdonalds

Mais non. Faux. Lâchez cette corde.

La mondialisation tend à homogénéiser une bonne partie de nos comportements, et cela aux quatre coins de la planète. Nous écoutons tous le même affreux tube de l’été que Rihanna nous a pondu, où plutôt que les quatre assistants de Rihanna nous ont pondus, nous sommes émerveillés face à la même vidéo de chaton sur internet qui s’emmêle les pattes dans un tapis, ou encore solidaires avec un événement injuste arrivé à d’autres, comme la dissolution du groupe One Direction ou la destruction culturelle du musée de Mossoul par Daesh. Choissisez votre camp, camarade. La sortie de Fifty Shades of Grey excite les foules des pays où le film n’a pas été censuré, et vous pouvez sans aucun problème voir danser sur le net aussi bien des japonais que des maoris sur un Harlem Shake (si, si, souvenez-vous du Harlem Shake). Allons-nous tous nous comporter de la même manière ? Tous célébrer les mêmes idoles ? Tous s’évader devant les mêmes films au cinéma ? C’est bien partie et toujours en cours, ma foi. Mais c’est à ce moment que s’élève une voix tenant un discours similaire : allons-nous tous manger la même chose ? Le patrimoine gastronomique mondial est-il condamné à un appauvrissement général ? Critique souvent soutenue par ceux qui fustigent la malbouffe en invectivant les foules autour de la menace de voir toute les bouches du monde entier ingurgiter la même merde de chez McDonald’s, de boire le même Coca-Cola, avec Unilever, Nestlé, Pepsico et autres KFC dénoncés furieusement et j’en passe.

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Du « Toujours plus vite » à la valorisation de la lenteur

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« Je suis débordé !», « Je n’ai pas le temps de faire ça », « Je ne sais pas si je peux, je suis pris tous les soirs cette semaine… » « Ah non, pas le Mardi, j’ai Aquaponey ! », « La deadline ? C’était pour hier ! »

Alice_aux_pays_des_merveilles

Le temps devient aussi précieux que l’argent. Comme si une épidémie mondiale écourtait le temps libre de nos vies quotidiennes. Un besoin de temps motive notre quotidien. Jamais nous n’avons vu autant les hommes et les femmes si peu libres, tout en évoluant dans un environnement où tout a été imaginé, et continue d’être imaginé, pour faire gagner toujours plus de temps.

Les actions non critiques doivent être simplifiées, optimisées, expédiées, et si possible synchronisées pour qu’elles n’impactent pas négativement notre capital de temps libre. Synergie is the new black. Abattre deux tâches en une seule apparaît comme le nouveau procédé pour tout…

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Un possible futur de l’agroalimentaire : du D.I.Y au P.I.Y

 Du Do-it-Yourself au Produce-it-Yourself : l’avènement d’un  consommateur auto-producteur

Paul_Gauguin_-_D'ou_venons-nous

D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?

47% des Français produisent une partie de leur alimentation chez eux en 2014. La majorité précise que cette autoproduction concerne quelques plants d’herbes aromatiques ou une branche de tomates cerise, suffisamment fluette pour ne pas concurrencer directement Savéol. Mais il émerge une minorité aux pratiques étonnantes. C’est ainsi que 10% des Français auto-producteur produisent eux-mêmes leurs œufs à partir d’un élevage de poules. Truffaut n’a jamais vendu autant de poulailler de balcon (en augmentation d’environ 50% chaque année depuis 2008)  pour les « agriculteurs des villes ».

Si on recoupe ces chiffres avec une observation purement qualitative de ce qu’on appelle des signaux faibles (un concept, une idée ou une start-up qui, aujourd’hui, sont anecdotiques mais qui possèdent un potentiel suffisant pour, demain, représenter la norme quotidienne), alors nous passons de l’étonnement à une simple interrogation : peut-on avancer que le futur de l’agroalimentaire prend la forme d’un système auto-productif ?

Un tel système place l’individu au cœur de la production et de la distribution alimentaire, en plus de son rôle actuel de consommateur. Chacun pourra produire, acheter, vendre et échanger les différentes denrées alimentaires qu’il produit chez lui. Ce phénomène ne concerne pas uniquement les campagnes mais se produit bien aussi au cœur même des villes. La production alimentaire sera locale, sécurisée, contrôlée et personnelle.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Ce sont les mêmes forces qui motivent aujourd’hui le consommateur français à cuisiner de plus en plus, en délaissant les circuits classiques de la restauration. Trois forces sont en jeu concerant trois sphères essentielles dans la vie du consommateur moderne que nous sommes : le plaisir, la sécurité et le budget.

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